Bronchiolite du Nourrisson : Vrai/Faux

A PROPOS DE LA #BRONCHIOLITE DU NOURRISSON,  Un VRAI/FAUX pour répondre aux questions fréquentes que les jeunes parents se posent.

1) Mon bébé est encombré, il a forcément la #bronchiolite

2) Il n’existe pas de traitement médical pour soigner la #bronchiolite 

L’enfant va guérir spontanément de la bronchiolite. On définit généralement 3 grandes périodes dans le processus d’évolution de la maladie : la période d’incubation d’une durée de 5 à 7 jours, la période d’apparition des symptômes d’une durée de 5 à 7 jours, ( écoulement nasal, encombrement bronchique, fièvre, fatigue, perte d’appétit…) et enfin la période de guérison ou les défenses immunitaires de l’enfant vont vaincre le virus. D’une durée aussi de 5 à 7 jours. Depuis quelques années cependant, a été mis au point des vaccins contre la #bronchiolite permettant la diminution du nombres de cas et la diminution des symptômes.

3) Mon enfant a attrapé la #bronchiolite parce qu’il a pris froid. 

Votre enfant a contracté la #bronchiolite parce qu’il a été en contact avec le virus. Celui-ci qui tend à se développer en milieu froid et humide et connaît son pic d’épidémie pendant la période novembre-février. Il se transmet plus facilement dans les espaces clos et au contact d’autres enfants ( crèche, fratrie…).  Certains parents sont tentés de chauffer les pièces et notamment la chambre de bébé pour éviter qu’il « attrape froid ». Il est préconisé de maintenir une température de 19 degrés dans la chambre et de l’aérer 10 minutes quotidiennement.

4) La #kinésithérapie respiratoire est désormais contre-indiquée pour le traitement de la #bronchiolite 

Une étude de la Haute Autorité de Santé en 2019 a été réalisée à ce sujet auprès d’enfants HOSPITALISÉS de moins de 18 mois.

 Celle-ci a mis en évidence que la #kinesitherapie respiratoire ne diminuait pas la durée de l’hospitalisation du nourrisson. La #kinesitherapie respiratoire n’a donc pas été RECOMMANDÉE dans ce cas précis.  Mais cette étude ne concerne que les enfants hospitalisés pour décompensation respiratoire, dans le but d’être placés sous vigilance accrue et bénéficier d’un apport en oxygène car il présente une évolution grave de la #bronchiolite (cela ne concerne que 2% des bébés malades).

Cette étude ne concerne donc pas les 98% des nouveaux-nés dont l’évolution de la maladie se déroule sans complication. Ils doivent cependant bénéficier d’une attention particulière auprès #kinesitherapeute spécialisés en kinésithérapie respiratoire infantile.

5) La kinésithérapie respiratoire ne guérit pas bébé 

Votre enfant va guérir spontanément et sans traitement de la bronchiolite. Les séances de kinésithérapie permettent au bébé ( et aux parents !) de mieux affronter les symptômes liés à la maladie : par ce traitement et ces conseils bébé va mieux respirer, mieux manger et mieux dormir. 

6) La kinésithérapie respiratoire consiste à drainer les bronches de bébé.

FAUX …. Et VRAI !

Si le drainage bronchique des mucosités constitue un des éléments de la prise en charge des enfants qui présente la bronchiolite, la séance de #kinesitherapie respiratoire ne se résume pas à cette simple manœuvre. Le rôle du kinésithérapeute consiste en un interrogatoire et un bilan précis pour évaluer le niveau de gravité de bébé. Eventuellement le réorienter vers les urgences pédiatriques en cas de décompensation respiratoire. L’ausculter et observer les signes de gêne respiratoire pour procéder au désencombrement rhino pharyngé et au désencombrement bronchique si votre enfant le nécessite. Enfin conseiller les parents dans l’accompagnement de bébé au cours de la pathologie.

7) Le désencombrement bronchique consiste à faire du clapping. 

Le clapping est une technique qui consistait à effectuer des percussions sur le thorax de l’enfant. Les études ont démontrées que cette technique est inefficace et traumatisante pour l’enfant. Cette technique est proscrite depuis 1994. Les techniques actuelles réalisées sur le nourrisson sont essentiellement le drainage par augmentation du flux respiratoire et le drainage autogène. Ces techniques consistent à réaliser des pressions thoraciques douces pendant l’expiration pour augmenter les échanges de volumes  et favoriser la mobilisation des sécrétions bronchiques.

8) L’administration de sirop contre la toux va aider bébé à aller mieux 

La toux permet à l’enfant d’évacuer ses mucosités bronchiques et trachéales ( qu’il avale par la suite et celles-ci sont évacuées par le système digestif). S’il ne tousse pas, bébé n’évacue pas ses glaires et il risque une infection pulmonaire.

9) Moucher bébé avec du sérum physiologique 2 à 3 fois par jour suffit. 

Quand un adulte est encombré ou a un simple rhume, il a toujours des mouchoirs à portée de mains pour répondre au besoin de se moucher régulièrement, c’est pareil pour bébé ! Il n’y a donc pas de limite quotidienne au mouchage nasal, sachant qu’il est recommandé de procéder à un mouchage à certains moments clés de la journée ( avant les dodos, avant les repas, après le bain…)

10) #kinebastideblanche vous accompagne si votre enfant est encombré 

5 kinésithérapeutes de BASTIDE BLANCHE ESPACE SANTÉ sont spécialisés dans la prise en charge de la bronchiolite du nourrisson. Ils sont tous membres de l’#ARBAM, réseau régional de kinésithérapeutes spécialisés dans la prise en charges des pathologies respiratoires de l’enfant.

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